Lassa, nouvelle épidémie à Tanguiéta au nord-ouest du Bénin


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Depuis des mois, le continent africain est confronté à une crise endémique sans précédent :  la fièvre hémorragique Ebola qui ne cesse de se propager et de tout ravager sur son passage. Face à l’ampleur de cette fièvre, certaines nations ont dû prendre des mesures drastiques dans le seul but de se mettre à l’abri. Certaines ont même fermé leurs frontières avec les pays à risque. Après la contamination du géant de l’Est (Nigeria), le sort du Bénin paraissait désespéré vu la complicité frontalière qui existe entre les deux États. Les Béninois n’ont point cessé d’implorer les cieux, les dieux de la terre afin d’être épargnés. Et jusque-là, on pourrait admettre que leurs cris de détresse ne sont pas tombés dans de sourdes oreilles. Sauf qu’ils doivent faire face à une nouvelle endémie apparue dans le nord-ouest du pays, à Tanguiéta. Dans cette ville des cas de fièvre hémorragique seraient recensés, il s’agit de la fièvre Lassa, réputée comme étant la soeur jumelle de la fièvre Ebola.

Qu’est-ce que la fièvre de Lassa ?

La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique foudroyante proche de la fièvre Ebola, décrite pour la première fois en 1969.
L’infection est propagée par un rongeur péri-domestique, le mastomys natalensis, un animal originaire de l’Afrique subsaharienne. Un grand nombre de ces rongeurs vivent à proximité, voire à l’intérieur, des habitations dans les zones d’endémie. Le virus se transmet par contact avec des urines ou excréments de cet animal.

Préventions

Il n’existe actuellement aucun vaccin pour la fièvre de Lassa. La prévention de la fièvre de Lassa passe par la promotion d’une bonne hygiène pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Les mesures préconisées sont par contre : la conservation des aliments dans des contenants résistants aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats.

Traitement

Le seul traitement efficace actuellement est l’injection en intraveineuse de ribavirine, un antiviral utilisé en particulier pour le traitement de l’hépatite C. Pour être efficace, le traitement doit être administré au stade précoce de la maladie. La fièvre de Lassa reste donc actuellement difficile à soigner.

Symptômes

Les premiers signes cliniques apparaissent généralement six jours après l’infection. Les premiers symptômes qui apparaissent sont peu spécifiques : fortes fièvres, courbatures, pharyngites, vomissements, céphalées. Dans les cas sévères, les signes cliniques s’aggravent : avec l’apparition d’ œdèmes, d’hémorragies dans la cavité buccale, nasale, dans la cavité du sexe féminin et dans l’appareil digestif, d’épanchements péricardiques et pleuraux, et parfois d’ encéphalites. À un stade tardif, des états de choc, convulsions, tremblements sont diagnostiqués, entraînant généralement la mort deux semaines après l’apparition des premiers symptômes.

J’en appelle donc à la vigilance de tous. Et j’espère surtout de tout coeur que les autorités n’attendront pas que la moitié de la population de Tanguiéta se fasse décimer ou que cette fièvre Lassa se propage avant de prendre les précautions sanitaires à cet effet.

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