La politique; Et si on en discutait?


 

Crédit photo:http://www.dakaractu.com/De-la-Politique-politicienne_a63893.html

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La politique, ce fameux mot qui ne peut s’empêcher d’être sur toutes les lèvres, d’apparaître dans toutes les publications. Il est également dans tous les vocabulaires. Mais en fait, qu’est-ce que la politique?

Qu’est-ce que la politique?

Bon nombre de personnes emploient ce mot sans savoir en effet son sens. Certains donneront des réponses plus ou moins approximatives. Mais se référant au Larousse Universel, il est «l’art ou la science de gouverner un Etat; une conduite calculée pour atteindre un but». C’est dans cette même définition que s’inscrit le Larousse en ligne «Méthode particulière de gouvernement, manière de gouverner». Et quant à d’autres sources, «c’est l’ensemble des faits, des pratiques d’un gouvernement, d’un Etat ou d’une société». Mais me concernant, je dirai à juste titre que la politique est étymologiquement issue de deux mots grecs que sont «polis» qui veut dire «cité» et «kos» un suffixe d’adjectif donnant «ique» en Français. Il est donc nécessaire de dissocier ses différents sens afin de permettre une transparente compréhension. De ce mot polysémique, retenons à priori qu’il désigne l’art de diriger. Secundo, la politique est un ensemble de moyens, de mesures établies ou mises en oeuvre afin d’atteindre des objectifs bien définis. Elles peuvent être drastiques, draconiennes ou d’austérité pour parler de politique assez sévère, rude.

La politique en Afrique

Revenons-en à nos premières définitions, celles selon lesquelles la politique est un art, l’art de diriger. Jetons d’abord un regard autour de nous. Le contraire, la vérité est imminente. Ceci étant, cette politique a pris en Afrique une connotation de plus en plus péjorative. Cet art se métamorphose ou du moins s’est métamorphosé en  »mafia » politique. Fait plus la politique qui peut mais qui sait mentir, qui sait bonimenter. Voyez nos dirigeants africains, ces assoifés du pouvoir éternel, ils sont la preuve exacte de cette politique corrompue. Avides du pouvoir, ces dirigeants s’empressent à faire des promesses à ne plus en finir au petit peuple. Promesses qu’ils ne se contentent d’accomplir qu’à moitié pour ne réserver la suite que pour leur second mandat. Aucun chef d’Etat n’accepte rendre le pouvoir après le premier mandat. Ainsi, leur premier mandat repose exclusivement sur la campagne pour les prochaines élections quitte à garantir leur maintien au pouvoir. Ainsi, au second mandat, c’est la gabegie financière. La mascarade et la parodie vont de paire avec leur gouvernance. Normal, ils n’ont plus rien à perdre, ils sont  »démocratiquement élus ». Leur préoccupation majeure devient pour ainsi dire, le soucis’assurer, de péréniser l’avoir familial sur des générations au détriment du contribuable. Et après, c’est la constitution qui fait les frais. Eterniser leur pouvoir, monarchiser la République, telles sont les préoccupations des hommes politiques africains. Et pour le bouquet, ils se font défenêstrer du pouvoir. La population est toujours la proie facile de ces manipulateurs. Combien sont-ils, ces chefs d’Etat qui ont laissé le pouvoir après leur premier mandat et sans manifestation aucune, sans effusion de sang? On ne pourra point citer de noms sans mentionner Nelson MANDELA, principale icône de la lutte anti-apartheid, ayant fini en apothéose.

En somme, il n’existe point de politique en Afrique si ce n’est pas de la mascarade, de la parodie, de la prostitution politique. Rien qu’une politique corrompue par ses propres acteurs.

 

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