Bénin : ce dont on devait se préoccuper vraiment 1


Les 4, 5 et 6 mai 2015, la capitale économique du Bénin, Cotonou a été le foyer de violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre.

Casus belli

En effet, durant les campagnes pour les législatives de 2015, des tensions sont montées. Le chef de l’Etat a lancé des invectives à l’encontre du député Candide AZANAÏ. Dans la foulée, ce dernier a réagi et de la plus terrible des manières. Emporté par réplique, il a oublié qu’il était question du président de la République du Bénin, le traitant alors de mythomane, de névrosé, bref, la liste est longue. Comme le dit un proverbe, « on ne répond à un imbécile que par le silence » et qui répond à fou, sera traité de fou également. Je vous laisse conclure donc.

Quant aux propos outrageux du chef de l’Etat, de l’ordre de « petit bandit », ils sont plus que surprenants. Cherchons plutôt à savoir par quel miracle les deux hommes étaient si bons amis au point où Candide Azanaï fut membre du gouvernement Yayi.

Après la proclamation des résultats des législatives du 26 avril 2015 au Bénin et par la Cour constitutionnelle, le 3 mai 2015, des échauffourées ont eu lieu entre manifestants et forces de l’ordre le lendemain. A l’origine de ce mouvement de colère une supposée tentative d’arrestation du député Candide Azanaï. En raison des propos outrageux émis à l’encontre du chef de l’Etat, une plainte a été déposée par Boni Yayi. Selon le procureur, une convocation devait être remise à Candide. S’agissait-il d’une remise de convocation ou d’une arrestation ? La procédure ne disait pas la même chose que les propos du procureur. Vu les forces déployées pour la « transmission de la convocation », les militants d’Azanaï, craignant l’arrestation de leur leader, sont descendus dans la rue pour s’y opposer. Et puisque force doit rester à la loi, il y a eu usage de la force par les forces de l’ordre. Jets de gaz lacrymogènes et de pierres ont fait leur loi dans la soirée du lundi 4 mai 2015. Les manifestants s’en sont pris aux biens publics mettant m^me le feu à un véhicule des sapeurs-pompiers et brûlant des pneus au carrefour. La crainte était à son paroxysme.

Après le retrait de la plainte par le président Yayi Boni, les militants d’Azanaï ont décidé d’organiser une marche de soutien pour leur leader. N’ayant reçu aucune autorisation, ils se feront également gazer par les forces de l’ordre.

Ouvrons l’œil

Chers compatriotes, ouvrons l’œil svp et rendons-nous à l’évidence. Tous les deux, ils ont perverti la politique dans notre très cher pays le Bénin et veulent encore compromettre la bonne marche de notre processus démocratique chèrement acquis par nos parents. Les violences n’arrangeront pas la situation. Quand ils auront mis le pays à feu et à sang que gagnerions-nous ? ll y a de vrais problèmes dont on devait nous préoccuper. Ce mois de mai, j’ai été surpris de voir le litre d’essence grimper de 400 à 1 000 FCfa voire même 1500 F Cfa ailleurs. Et ça, ça ne préoccupe personne ? Bien évidemment, ils ont tous des tickets valeurs de la Sonacop.

Qu’importe pour eux cette zizanie alors que l’éducation est en crise. Sur le campus, la FLASH est en crise depuis bientôt deux mois, et personne ne s’en préoccupe. Bien évidemment, ils s’en foutent. Le chômage nous guette, nous la jeunesse. Nombreux sont les jeunes frappés par ce mal à tel point que le chômage est devenu le secteur qui recrute le plus de diplômés. Le principal sujet qui intéresse Yayi et  Azanaï est leur règlement de compte. Plonger le pays dans une parfaite crise de violence nous ramènerait à plus de 20 années en arrière. Pour ma part, je me refuse à servir de sève nourricière à ces tensions et aucun politicien ne me ralliera à sa cause. Et si au lieu de nous mettre à marcher pour soutenir de vieux amis dans leur différend, on s’unissait afin de maintenir la paix dans ce pays. Que chacun manifeste à sa manière son intérêt pour la paix et la bonne marche du processus démocratique au Bénin. Le Bénin est mon pays, je suis fier de ce pays et prenons conscience compatriotes. Quand les éléphants se battent, ce sont les herbes qui en périssent. Même si l’herbe venait à accorder son soutien à un éléphant, il en périrait toujours. Je Suis 229 (#JS229), c’est ma manière de militer pour le retour au calme et appeler mes frères à prendre conscience.


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