Au-delà du foot, #libresensemble


Crédit photo: www.journaldumali.com

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Dans la soirée du mercredi 16 mars 2016, je me rendais chez un ami, Edouard, qui venait de réaliser son rêve : le premier numéro de son premier magazine, dénommé Hfoot, sortait de l’imprimerie. Excité et très heureux, je me rendais donc chez lui pour lui présenter mes félicitations et lui faire part de mes remarques. Chez lui, j’ai découvert un aspect du #libresensemble.

Ce soir-là, le FC Barcelone, mon équipe préférée, rencontrait Arsenal dans le cadre du huitième de finale de la Champions League. Je l’avais oublié. Une fois chez Edouard, je l’aperçus devant sa maison, partant suivre le match chez d’autres amis. Quand je lui ai demandé si je pouvais l’accompagner, il acquiesça sans hésiter. Dans la salle, pléthore de passionnés, aussi bien Madrilènes que Catalans, discutaient et pronostiquaient. Je ne connaissais personne – à part Edouard, évidemment. Taciturne et timide, je parcourais la salle à la quête d’un visage familier quand soudain, un jeune m’interpella. Grand de taille et d’âge, il me fit signe de venir m’installer près de lui. Le match commence alors et les débats deviennent âcres. Les merengue prient pour la défaite du Barça et les Catalans, confiants, attendent de célébrer leur victoire.

Les critiques ne manquent pas. Ça fuse de partout. Pour ceux qui ne le savent pas, quand les supporters madrilènes et catalans se retrouvent autour d’un match, le débat devient violent et virulent. Neymar ouvre le score, les esprits s’échauffent dans la salle, la tension monte. Rangé dans le coin de la salle, j’observe depuis mon siège. Pas d’injures, juste le ton qui monte. On vocifère et on rit de nouveau.

Plus tard, le débat politique s’insère dans cette ambiance déjà faite de cris et de hurlements. Les partis opposés s’entrechoquent, et l’on s’écarte du principal motif du rassemblement qu’est le football. Là encore, on vocifère, et le débat prend à nouveau une tournure virulente. Je crains le pire. Je crains surtout que les coups de poing entrent en jeu.

Mais les buts de Suarez et de Messi requinquent les Catalans qui jacassent et sautent de joie. Du coup, le débat footballistique revient ainsi sur le devant de la scène. Pour moi qui craignais le pire, revoir ce groupe d’amis qui vociférait et criait, se réunir autour d’une bière pour fêter la victoire du FC Barcelone m’a fait penser au #Libresensemble de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Pour moi, le #libresensemble, c’est accepter l’autre tel qu’il est. C’est débattre avec violence et virulence pour se retrouver plus tard autour d’une bière.

Pour moi, le #libresensemble, c’est savoir qu’après la politique, la vie continue et que l’amitié reste sacrée.

Pour moi, le #libresensemble, c’est accueillir l’intrus sans discrimination aucune.

Pour moi, le #libresensemble c’est briser les barrières de la timidité, de la solitude, de la haine, de la violence pour prôner l’amour, le respect mutuel et la joie.

Pour moi, le #libresensemble, c’est s’accepter les uns les autres autour d’une valeur : la solidarité.

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